Solidarité : du sens pour l’entreprise

Suite d’articles

Insuffler plus de solidarité dans l’entreprise, c’est d’abord y construire un projet commun et partagé: tel est le voeu de Jean-Michel Pasquier, fondateur et dirigeant de Koeo, la plateforme du mécénat de compétences.

La principale vertu d’une crise, surtout lorsqu’elle est de nature structurelle comme celle que nous vivons actuellement, est de nous indiquer, « en creux », les pistes qu’il faudrait suivre pour faire évoluer la société dans le bon sens.

Une valeur fondamentale émerge aujourd’hui et se retrouve dans tous les chantiers sociétaux qui s’ouvrent devant nous: la solidarité. Même si cette notion est souvent galvaudée et récupérée, elle reste pourtant le point d’ancrage incontournable pour faire évoluer les relations humaines, notamment dans les échanges économiques. Nous nous devons donc de réinjecter de petites doses de solidarité dans nos rapports quotidiens, et particulièrement dans ceux vécus dans l’entreprise.

Car la solidarité, au sens étymologique, se lit de deux façons: comme le rapport de personnes ayant une même communauté d’intérêts, mais aussi comme le sentiment d’un devoir moral envers les autres membres du groupe. Ces deux éléments, qui devraient finalement être les actes fondateurs de toute entreprise, ne sont malheureusement pas des valeurs ressenties spontanément par les salariés dans leur sphère professionnelle.

Le partage du projet commun

Cela n’est pas un hasard si les nouvelles générations sont de plus en plus attirées par les petites structures de type PME/TPE, voire par des entités de l’Economie Sociale et Solidaire (ESS), seules capables à leurs yeux de leur apporter ce minimum syndical de gratification morale personnelle à la fin de chaque journée, même si cette posture peut être caricaturale.

Bien évidemment, pas d’angélisme: l’entreprise n’a pas pour vocation « d’aider » son prochain, collaborateurs ou autres parties prenantes externes. Mais le culte absolu de la performance, mixé à l’individualisme de notre époque (mais lequel est la cause ou la conséquence de l’autre?), vient nous montrer ses limites dans le cadre du travail: stressdéfiance, perte de sensdémotivation, sont les signaux d’alerte d’un système qui a besoin de se régénérer rapidement. Comment? Autour d’une idée simple: le partage du projet commun, donc d’une certaine solidarité fondamentale.

La construction de la solidarité en entreprise

Et parce que la solidarité ne se décrète pas mais se construit, il va falloir remettre beaucoup de choses à plat dans l’entreprise. Dans le cahier des charges de cette construction solidaire, il s’agit:

  • de mieux gérer les compétences en les responsabilisant intelligemment, de façon plus qualitative que quantitative.
  • de mettre en place une reconnaissance des talents soutenue par l’échange d’information, la co-construction, le partage d’expertises.
  • de libérer les initiatives en interne, et décloisonner régulièrement les services et les départements qui instituent souvent les fameux « prés carrés ».
  • d’être exemplaire en matière de gouvernance et de rémunération, de transparence, pour créer une véritable adhésion, dynamique et stimulante
  • d’ouvrir l’entreprise vers les autres acteurs de la société civile, et notamment le secteur non-marchand, pour échanger, apprendre, s’inspirer au travers de partenariats.

Bref, la liste est longue, mais elle va dans un sens prometteur, celui du simple bon sens: nous habitons tous la même maison. Et c’est la RSE, la fameuse Responsabilité Sociale d’Entreprise -ou comment « Remettre de la Solidarité dans l’Entreprise »- qui doit s’emparer rapidement de ces enjeux concrets pour mettre en place ces fondations vitales, bien avant de penser à la pose des fenêtres et du toit. Car la maison « entreprise », quels que soient son activité, son objet ou son statut, peut réellement être un lieu d’épanouissement partagé, ouvert et plus… solidaire.

https://www.lexpress.fr/emploi/business-et-sens/remettre-de-la-solidarite-dans-l-entreprise_1165310.html

 

Comment inciter ses salariés à la solidarité

PATRICK DÉNIEL 

Dons, mécénat ou bénévolat de compétence, les modalités d’engagement citoyen au sein de l’entreprise ne manquent pas.

Comment inciter ses salariés à la solidarité
L’Oréal organise chaque année un Citizen Day. L’occasion pour ses collaborateurs de mener des actions de solidarité en faveur de la jeunesse, de l’environnement…

 

Patrons de PME, directeurs des ressources humaines, méditez cet adage : un salarié solidaire est un salarié plus heureux (et sans doute plus productif) ! « Sa fierté est multipliée par deux ! », indique Charlotte Dekoker, la déléguée générale de l’association Admical, qui développe le mécénat d’entreprise. L’entreprise socialement engagée y gagne aussi. « Quand une grande société de conseil explique aux candidats à l’embauche qu’ils pourront s’investir un certain nombre d’heures au service d’associations, cela renforce son attractivité », note Émilie Jautzy, la responsable communication partenariats de l’association Électriciens sans frontières. Les jeunes salariés semblent toutefois plus motivés que leurs aînés. Voici quelques règles pour impliquer tous vos collaborateurs dans cet élan solidaire.

1) Créez un cadre

L’implication du top management est essentielle. « L’impulsion est venue du comité de direction et de moi, raconte Emmanuel Vasseneix, le PDG de La Laiterie de Saint-Denis-de-l’Hôtel (LDSH), qui réalise 440?millions d’euros de chiffre d’affaires. Après s’être frotté au projet économique et social d’Antoine Riboud, chez Danone, il a organisé, chez LDSH, plusieurs opérations dans des hôpitaux en France, au Bénin et au Cambodge. « Si les salariés sentent que les dirigeants ne sont pas impliqués, cela ne marche pas. Il ne faut pas non plus que ce soit le “machin du patron”. Les collaborateurs doivent être acteurs, sinon on porte le projet à bout de bras et c’est épuisant », confie-t-il.

Premier conseil : ne soyez pas trop ambitieux et démarrez « petit ». « Le projet doit partir de l’entreprise, de ses métiers, de son histoire, de ses engagements, de l’implication des salariés, mais aussi de sa stratégie », insiste Yoann Kassi-Vivier, directeur général de Pro Bono Lab, qui met en relation entreprises et associations. La réflexion sur les actions solidaires peut aussi s’inscrire dans un chantier de responsabilité sociale et environnementale (RSE) plus vaste. « Dans notre dernier plan stratégique, nous avons défini plusieurs axes, dont celui de la communauté, détaille Virginie Corbeaux, la responsable marketing et communication de C’Pro, un fournisseur de services d’impression informatique, qui emploie 350 personnes en Rhône-Alpes, pour 80?millions d’euros de chiffre d’affaires. Nous nous sommes centrés sur l’éducation et l’employabilité. Nous avons constitué un groupe de cinq salariés volontaires, qui se réunit une fois par mois au téléphone et une fois par trimestre physiquement. »

2) Partez des valeurs de l’entreprise

Pour que l’action soit visible, privilégiez une ou deux thématiques fortes, représentant les valeurs de l’entreprise. « La difficulté dans un grand groupe, c’est d’embarquer les salariés. Certains ne connaissent pas encore notre fondation. Nous avons décidé d’être plus lisibles et de faire de l’éducation et du numérique nos axes principaux », commente Brigitte Audy, la directrice déléguée au mécénat et à la solidarité et secrétaire générale de la Fondation Orange. Thales, qui a créé sa fondation en 2013, a choisi de se focaliser sur l’innovation technologique au service de l’éducation et des situations d’urgence.

Si la démarche est très « top-down » au départ, il faut gagner l’adhésion des collaborateurs. Testez l’idée, trouvez des ambassadeurs et impliquez tous les niveaux hiérarchiques et services de l’entreprise. Faites un essai avec une initiative au profit d’une association, le temps d’une journée de travail. Ensuite, recueillez les idées de vos salariés. « Quand nous avons décidé de donner 150 ordinateurs à des associations, explique Virginie Corbeaux, nous avons demandé aux salariés de nous soumettre des noms d’associations. » Chez LDSH, « quand un salarié vient nous voir avec une idée, nous lui demandons s’il est partant pour piloter le projet », explique Emmanuel Vasseneix.

3) Proposez un panel d’actions

L’entreprise mobilise d’autant plus facilement ses salariés qu’elle propose un panel d’actions de solidarité. Il existe trois grands types d’engagement. Le don financier, qui peut être abondé par l’entreprise : arrondi sur salaire, épargne salariale, collecte de fonds, don de RTT. « Si la sollicitation financière est assez décomplexée chez les Anglo-Saxons, elle peut être perçue comme intrusive par les Français », avertit Katia Marembert, la responsable expertise mécenat et partenariats solidaires de l’association IMS-Entreprendre pour la Cité. « Nous ne faisons pas de collecte d’argent. Ça serait le bout du monde si nous arrivions à réunir 2 500?euros », indique Virginie Corbeaux de C’Pro. En revanche, la PME organise des dons en nature (vêtements, jouets, don du sang). C’est le deuxième type d’action. Les salariés peuvent organiser un don ou un prêt de la production de l’entreprise.

La troisième forme d’engagement est la plus aboutie. Il s’agit du don de compétence du salarié, qui se traduit sous la forme de mécénat, pris sur le temps de travail, ou de bénévolat, hors temps de travail. Cette pratique connaît un fort développement. Chaque année, L’Oréal mobilise ses salariés autour d’un Citizen Day. En 2014, pour sa cinquième édition, l’événement a mobilisé quelque 24 000 des 77 000 collaborateurs du groupe. Ils ont participé, sur leur temps de travail, à une action d’une journée auprès de 420 associations. La plate-forme internet dédiée à cette manifestation recense les différentes associations et les engagements des salariés, pendant et en dehors de leur temps de travail. Orange a fait le choix de réserver le mécénat de compétence aux seniors en fin de carrière. Un accord d’entreprise a été signé en ce sens : 12 000 personnes travaillent actuellement à temps partiel pour le compte de diverses associations sur le thème de la solidarité numérique.

Les salariés ont la possibilité de participer en dehors de leur temps de travail à des opérations de générosité. Le mécénat de compétence peut, dans certains cas, prendre la forme d’un congé solidaire consacré à une mission inscrite dans le cadre d’un projet humanitaire. Mission à laquelle l’entreprise participe financièrement ou matériellement.

4) Déjouez les résistances

Une démarche comme le mécénat de compétence peut générer des résistances dans le middle-management, réticent à lâcher un salarié sur son temps de travail, ou dans le service RH. Faites ressortir les bénéfices managériaux à retirer de ce type d’opérations. Un grand constructeur automobile, souhaitant consolider la cohésion d’une génération de cadres à haut potentiel, leur a, par exemple, proposé de travailler deux jours pour une association, afin de l’aider à élaborer son business plan. Parfois, l’initiative vient des salariés eux-mêmes. « Certains s’engagent dans les Citizen Days et en profitent pour rencontrer du monde. Cela fait partie de la culture du mélange que nous encourageons », souligne Andrea Cabrera, la directrice communication de L’Oréal. « Les démarches de solidarité servent le développement de l’entreprise, estime Emmanuel Vasseneix. La présidente de l’association Dessine-moi un sourire, créée par des salariés, travaille au service achats. Elle a acquis de la maturité et de l’expérience dans la gestion de projet et cela a clairement un impact positif pour nous. »

5) Communiquez, évaluez, valorisez

Newsletter, happening, carte de vœux, site internet, rapport RSE… Tous les moyens sont bons pour impliquer les collaborateurs et les informer de l’avancée des projets. La communication, nerf de la guerre, est chronophage. N’hésitez pas à faire venir les associations bénéficiaires dans votre entreprise pour des temps d’échange. Attention à valoriser l’action des salariés sans donner l’impression de les utiliser à des fins marketing. La frontière est ténue. Notamment quand vous communiquez vers l’extérieur. « Il faut faire attention à ne pas se bâtir une culture d’entreprise sur ce type de projets, ça peut faire des dégâts, remarque Virginie Corbeaux de C’Pro. Aujourd’hui, nous sommes assez à l’aise sur le fait que c’est un axe stratégique. »

N’oubliez pas la phase d’évaluation. Interrogez vos salariés après les opérations menées : quel est leur niveau de satisfaction, quel sens en ont-ils retiré, quelles compétences et quels réseaux ont-ils développés, veulent-ils parler de l’action autour d’eux ?…Ces sondages peuvent s’accompagner d’entretiens plus qualitatifs avec le salarié et l’association aidée. « Nous faisons remplir des questionnaires de satisfaction, explique Andrea Cabrera. Nos salariés nous demandent davantage d’engagement, ils veulent connaître la puissance de ce qu’ils font. Au fil des ans, ils gagnent en solidarité. Ils veulent de plus en plus être au contact des bénéficiaires des actions et sentir qu’ils font du bien. »

Enfin, si votre entreprise s’engage et abonde les pratiques ou les conduites vertueuses, cet aspect peut être abordé lors d’un entretien individuel. C’est le cas chez le fabricant de jus de fruits Innocent. « La générosité est l’une des cinq valeurs du groupe, explique Nicolas Marotte, le directeur général de la filiale française. Lors des entretiens d’embauche, nous nous assurons que les candidats sont en phase avec cette valeur et ont accompli des choses en ce sens. Lors des deux entretiens annuels, nous regardons comment les salariés ont fait vivre cette valeur à côté des quatre autres. »

Les entreprises moins généreuses

Selon une enquête Admical-CSA, le mécénat des entreprises de 20 salariés et plus a baissé entre 2012 et 2014, le budget alloué passant de 1,9 à 1,8 milliard d’euros. Seules 12 % des entreprises françaises sont mécènes, avec des proportions qui varient selon la taille : 11 % des TME, contre 14 % des PME et 28 % des ETI et grands groupes. Dans leurs champs d’intervention, les entreprises privilégient le social (38 % des budgets) devant la santé (16 %), la culture et le patrimoine (13 %), la recherche (12 %). Le mécénat financier représente 86 % des budgets, contre 10 % pour le mécénat en nature et seulement 4 % pour le mécénat de compétence.

https://www.usinenouvelle.com/article/comment-inciter-ses-salaries-a-la-solidarite.N351586

 

SOLIDARITÉ MÉCANIQUE/ORGANIQUE

Cette notion appartient à la catégorie : Notions obligatoires

Lexique

La solidarité, au sens de Durkheim, correspond aux liens invisibles qui relient les individus entre eux et qui font que la société « tient » : la solidarité est le « ciment » de la société. Elle peut prendre deux formes celle fondée sur la similitude des comportements des individus et des valeurs de la société (c’est la solidarité mécanique) et celle fondée sur la complémentarité des activités et des fonctions des individus (c’est la solidarité organique).

Définition

La solidarité mécanique, pour E. Durkheim, est une forme de cohésion sociale fondée sur la similitude des comportements des individus et des valeurs de la société. La similitude des comportements et l’identité commune des individus fait qu’il n’y a pas de conflit portant sur les valeurs et les normes de la société. C’est la cohésion sociale de sociétés peu différenciées, traditionnelles ou de groupes sociaux réduits, où la conscience collective d’appartenir au groupe prime.

La solidarité organique, toujours pour E. Durkheim, est une cohésion sociale fondée sur la complémentarité des activités et des fonctions des individus. La cohésion sociale repose donc sur la coopération nécessaire entre individus ; la spécialisation fait que chacun a besoin des autres ce qui se traduit par un système de droits et d’obligations les uns vis-à-vis des autres. C’est la cohésion qui devrait exister dans des sociétés dans lesquelles la division du travail est très importante (très grande diversité des fonctions exercées par les individus) c’est-à-dire dans les sociétés développées. La conscience individuelle peut donc s’exprimer.

Indicateurs

Les indicateurs de l’existence de l’une ou l’autre forme de solidarité ne prend pas la forme de statistique. Dans l’approche de Durkheim, c’est le type de droit ou de justice qui permet de détecter leur existence.

Pour Durkheim, la solidarité mécanique peut être repérée par l’existence d’un droit essentiellement répressif, selon son expression. Celui qui ne respecte les valeurs et normes communes doit être puni d’une façon ou d’une autre (privation de liberté, amende, etc.). L’individu coupable doit souffrir du mal qu’il a fait à la société en ne respectant pas ses règles et ses valeurs.

La solidarité organique peut être reconnue par l’existence d’un droit essentiellement restitutif. L’individu qui est en faute doit réparer le mal qu’il a fait aux autres membres de la société : il a rompu la complémentarité et la coopération entre individus propre par cette forme de solidarité. Il doit réparer, « remettre en l’état » (en restituant le bien pris, en réalisant des travaux d’intérêt général, en versant des « dommages et intérêts », etc.). Pour la société, il ne s’agit plus de le faire souffrir de la rupture des liens qu’il a causée mais de permettre à nouveau la coopération entre individus.

On peut ajouter que l’absence de solidarité peut se mesurer à l’aide de données statistiques. Ainsi, pour Durkheim, une augmentation des taux de suicide et des taux de criminalité peut être le signe, la mesure, d’une tendance à l’affaiblissement de la solidarité : l’absence de normes, de valeurs communes acceptées par tous (voir la notion « anomie ») du fait de changements sociaux implique l’absence de contraintes et peut se traduire par l’augmentation de comportements criminels.

Tendances

Pour Durkheim, ce sont les sociétés primitives ou très anciennes qui connaissent des formes de solidarité mécaniques alors que ce sont les sociétés modernes qui connaissent des formes de solidarité organique. Du point de vue historique, nos sociétés seraient passées d’une forme de solidarité mécanique à une forme de solidarité organique du fait de la tendance à l’approfondissement de la division du travail : dans les sociétés préhistoriques, les fonctions des individus étaient peu différenciées ; elles le sont devenues de plus en plus. Par conséquent ce qui fait la cohésion de la société n’est plus le partage de valeurs communes mais la coopération de nombreux individus différents mais utiles les uns pour les autres.

Enjeux

 Le premier enjeu est de se demander si la division du travail seule peut permettre la cohésion d’une société. Le second est de savoir si la solidarité organique a totalement fait disparaître l’existence de solidarités mécaniques.

En effet, si la division du travail s’accompagne d’une interdépendance accrue entre individus et donc de plus de coopération, elle s’accompagne aussi d’une plus grande diversité des situations au sein de la société. Or, cette diversité peut être source de problèmes divers : développement de l’individualisme (voir cette notion) et donc absence de valeurs communes, hiérarchie sociale pas forcément acceptée, etc. Ce sont les fondements de la cohésion sociale qui peuvent être altérés et conduire au développement de l’anomie.

Toutefois, des formes de solidarité mécanique soit perdurent soit peuvent être créées ce qui réduit ce risque. C’est ainsi que, par exemple, l’existence de groupes sociaux qui ont une forte identité peut attacher l’individu à la société et favoriser son intégration sociale. On peut ainsi penser aux identités culturelles géographiques (les bretons, les catalans…). De plus, précise Durkheim, des valeurs collectives peuvent être créées qui attachent l’individu à la société dans son ensemble par l’école notamment. Enfin, l’existence de règles collectives coordonnant des activités socioprofessionnelles spécialisées peuvent faire prendre conscience de l’utilité de chacun : dans le domaine professionnel, les accords d’entreprise, les conventions collectivesfavorisent la vie collective malgré des divergences d’intérêts.

Erreurs Fréquentes

 Confondre solidarité au sens de Durkheim et solidarité au sens courant du terme.

Croire qu’il n’existe plus de solidarité mécanique.

Penser que l’individualisme, lié à la solidarité organique, est automatiquement source de repli sur soi et d’absence d’intégration et de cohésion sociale.

http://ses.webclass.fr/notion/solidarite-mecaniqueorganique

5 clés pour donner du sens à l’entreprise

Pour Antoine Lemarchand, président des magasins Nature & Découvertes et vice-Président d’Entreprise & Progrès, c’est en mobilisant tous les salariés autour du projet commun de l’entreprise que celle-ci peut trouver un sens. Il sera présent aux Etats généraux du christianisme organisés par La Vie à Strasbourg du 2 au 4 octobre.

Le prix Nobel d’économie Milton Friedman cherchait-il à provoquer lorsqu’il disait que « the business of business is business » et que la seule responsabilité sociale d’une entreprise était d’accroitre ses profits (1) ? 40 ans plus tard, cette question divise tout autant la communauté des entrepreneurs en dépit de superbes « mission statements » qui visent tous à « sauver le monde ».

Pourtant les raisons de donner plus de sens au sein d’une entreprise ne manquent pas.

Une croissance faible oblige à trouver des leviers de motivation autres que les augmentations salariales ou les promotions, à développer une sensibilité des équipes sur l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle, à assumer une digitalisation des métiers remettant à plat la hiérarchie confortable d’hier et plus généralement, comme l’avait diagnostiqué le philosophe André Gorz, à envisager la fin progressive des sociétés basées sur le travail (2). Enfin, une sensibilité accrue du grand public – donc des clients – au rôle des entreprises dans la société est à prendre en compte alors que le niveau de défiance vis à vis de ces dernières est particulièrement fort en France (25ème sur 27 pays étudiés dans le baromètre Edelman sur la confiance (h) (3).

De nombreuses entreprises en France arrivent à donner un sens profond à leurs actions, mais on parle rarement d’elles. Beaucoup font partie de ce que Jacques Attali nomme l’économie positive (4). Une économie holistique, orientée sur le long terme, créatrice de valeurs (au pluriel) et soucieuse des générations futures. J’ai la chance, de par ma fonction, d’en rencontrer régulièrement et elles ont cinq particularités. Elles savent :

1 – Définir le projet commun de l’entreprise avec une charte peu ou pas changée au gré des années. C’est aussi une des conditions pour durer dans le temps comme le prouvent Jim Collins et Jerry Porras dans leur best seller « Bâties pour durer »(5),

2 – Mobiliser les équipes autour d’un grand projet ambitieux, un graal, qui donne un rôle à l’entreprise, comme par exemple, celui de « reconnecter les hommes à la nature » que porte Nature & Découvertes depuis 25 ans. Ce projet s’exprime au quotidien au travers des produits ou des sorties que nous proposons mais aussi via une fondation d’entreprise créée il y a 22 ans et dont les projets à financer sont votés par la direction, les clients et les salariés de l’entreprise (6).

3 – Impliquer les cinq parties prenantes de l’entreprise (clients, équipes, fournisseurs, sociétal et gouvernance) et évaluer le niveau de performance sur des critères quantitatifs et qualitatifs favorisant le long terme,

4 – Expliquer à tous les niveaux de l’entreprise le projet annuel, les comptes financiers et les utilisations du cash flow pour démystifier l’Économie, matière dans laquelle le niveau des français est particulièrement faible,

5 – Progresser sur leur mode de production notamment sur les critères sociaux et environnementaux sans tomber dans la surabondance de normes ou labels qui se « décrochent » mais qui restent illisibles pour de nombreux clients ou salariés.

Pour finir, ces entreprises sont souvent dirigées par une personnalité forte et empathique, qui aura pour rôle de promouvoir ce sens au travers de rencontres de terrain, qui aidera à fixer des objectifs ambitieux et qui rythmera les actions par épisodes. Le bienfait du modèle est de pouvoir motiver sur de nombreux autres critères que la rentabilité, que celle-ci soit ou non au rendez-vous.

La difficulté réside bien sûr dans le fait que la performance économique conditionne de nombreux projets de sens. Bill Clinton avec le fameux slogan « It’s the economy, stupid !», l’avait bien compris dans sa campagne de 1992, en pleine récession…

http://www.lavie.fr/debats/etats-generaux-christianisme/5-cles-pour-donner-du-sens-a-l-entreprise-07-09-2015-66285_519.php

Comment les actions de solidarité servent-elles la stratégie des entreprises ?

YOANN KASSI-VIVER

« Il n’y aura plus d’économie sans justice sociale » a déclaré le PDG de Danone aux jeunes diplômés d’HEC dans une vidéo qui a fait le tour du web. Les chiffres ne le font pas mentir : le mécénat d’entreprise a enregistré une hausse record de 25% en deux ans en France (Baromètre Admical/CSA 2016). Yoann Kassi-Viver, co-fondateur de Pro Bono Lab, analyse ce que les actions de solidarité apportent aux entreprises.

1.UNE RÉPONSE AU DÉFI DU SENS DANS L’ENTREPRISE2.MANAGEMENT, ANCRAGE LOCAL ET INNOVATION : LE TRIPTYQUE GAGNANT-GAGNANT3.UNE NOUVELLE DÉFINITION DE LA PERFORMANCE

Une réponse au défi du sens dans l’entreprise

Yoann Kassi-Viver observe que l’engagement des collaborateurs est de plus en plus en vogue. C’est pour les impliquer dans des projets solidaires soutenus par les entreprises et cohérents avec leur business model qu’il co-fonde l’association Pro Bono Lab. « Le pro bono, du latin « pro bono publico » qui signifie « pour le bien public », désigne l’engagement volontaire de ses compétences professionnelles pour le bien public, que cela soit sur le temps de travail, ou en dehors du temps de travail ». Ce mouvement concerne tous les niveaux de l’entreprise : Pro Bono Lab travaille ainsi avec des managers et hauts potentiels de Groupes tels que Renault, Allianz ou Eurogroup.

« Il y a quelques années, les actions de solidarité des entreprises se limitaient à l’octroi de financement. Elles ont compris qu’elles avaient un intérêt à travailler différemment avec les associations pour donner du sens à leurs actions tout en impliquant un maximum de parties prenantes à ces nouveaux modes de partenariats ».

« Parties prenantes » de choix pour l’entreprise, les nouvelles générations de collaborateurs seraient de plus en plus friandes de ce type d’initiatives. « Un jeune diplômé de grande école, qui a eu l’occasion de s’engager dans le cadre de ses études, va connaître une frustration lorsqu’il arrivera dans le monde du travail car son agenda ne lui permettra plus de s’engager. Entre une entreprise qui lui permet de le faire, lui offre des opportunités d’engagement, de trouver du sens, de valoriser ses compétences, et une entreprise qui ne fait rien… il y a des chances qu’il préfère la première ! »

Mais les nouvelles générations n’ont pas le monopole du solidaire : Yoann ajoute que les entreprises s’intéressent beaucoup à leurs collaborateurs dits « en mobilité » ou en fin de carrière. « Leur proposer des actions solidaires sur des périodes calmes est une manière intelligente et constructive de les remobiliser, de les remotiver et de valoriser leurs compétences. Pour les personnes en fin de carrière, c’est également un bon moyen de préparer la retraite en douceur : le collaborateur pourra, une fois retraité, continuer de s’impliquer bénévolement dans l’association. »

Management, ancrage local et innovation : le triptyque gagnant-gagnant

Interrogé sur ce que les entreprises retirent d’échanges non lucratifs avec des acteurs qui servent l’intérêt général, Yoann cite en premier lieu la dimension managériale. « Mobiliser ses collaborateurs autour d’actions responsables permet d’accroître la fierté d’appartenance et de développer les compétences. C’est aussi un levier pour renforcer la motivation et la cohésion des équipes : dans les moyennes et grandes entreprises, ces actions donnent l’occasion à des collaborateurs qui ne se sont jamais rencontrés de le faire, et de se rendre ainsi compte de la multitude de talents qui composent l’entreprise : c’est stimulant ! » s’enthousiasme-t-il.

Autre apport de ces actions de solidarité pour l’entreprise : contribuer au développement économique et social de son territoire et témoigner ainsi de la valeur qu’elle peut apporter aux acteurs locaux. « Dans certains cas, lorsque le contexte économique et social du territoire d’implantation est risqué pour l’entreprise, la solidarité est un moyen de diminuer ce risque, en légitimant en quelque sorte la présence de l’entreprise sur le territoire » indique Yoann. « C’est ce que l’on appelle la license to operate ».

L’innovation constitue le troisième pan de ce triptyque. Pour le co-fondateur de Pro Bono Lab, le secteur associatif est une vraie source d’innovations pour les entreprises. « Les associations font face aux mêmes défis que les entreprises et doivent trouver des solutions avec beaucoup moins de ressources, tant humaines que financières ». Innovantes par nécessité, les associations dénichent également de nouveaux marchés : « elles identifient sans cesse des besoins sociaux non assouvis auxquels elles s’efforcent de répondre ».

Une nouvelle définition de la performance

Plus subversives qu’elles n’y paraissent, les actions de solidarité seraient en train de remettre en question la définition même de la performance. Yoann est en tout cas persuadé qu’elles devraient être intégrées à la stratégie globale des entreprises.

S’appuyant sur l’étude « Demonstrating the Business Value of Pro Bono Service » conduite en 2011 avec Taproot Foundation aux Etats-Unis et soutenue par L’Oréal, HEC Paris et la Société Générale, il insiste sur le résultat qui, pour lui, est le plus marquant : le glissement de la philanthropie d’entreprise d’une logique de « retour sur ce que l’on a reçu » à une logique de partage, liée au business model de l’entreprise.

« Les entreprises ne voient plus la responsabilité sociale comme un coût, mais comme une opportunité. Les stratégies de RSE ne visent plus seulement les bénéficiaires finaux mais aussi les employés, clients, partenaires et communautés locales ». Cette nouvelle vision de la responsabilité ouvre grand la porte aux programmes pro bono qui servent la performance de l’entreprise en permettant simultanément de fédérer les employés, développer leurs talents, améliorer la réputation de l’entreprise et favoriser l’innovation. La solidarité pourrait bien être l’avenir de l’entreprise.

http://www.monthly-digest-loreal.com/article/comment-les-actions-de-solidarite-servent-elles-la-strategie-des-entreprises/

Ils ont testé… la mise en place d’actions de solidarité en entreprise

La solidarité n’est pas qu’un mot à la mode ! Pour accroître le sentiment de gratitude de leurs collaborateurs, certaines entreprises concrétisent leur politique RSE en instaurant des dispositifs de solidarité innovants. Pierre-Eric Sutter de Mars-Lab a participé à la conférence organisée par Solutions-RSE qui a réuni, courant mai, certaines d’entre elles autour d’une table-ronde.

BNP Paribas opte pour l’arrondi sur salaire

En février dernier, BNP Paribas s’est tourné vers MicroDon pour donner un sens à sa démarche solidaire. « Nous avons opté pour l’arrondi salaire, qui donne la possibilité aux salariés de soutenir des associations en réalisant, chaque mois, des dons à partir de leur salaire net« , explique Catherine Papillon, directrice de la communication. Si cette initiative a séduit le groupe, c’est qu’elle leur permettait de s’associer à la générosité de leurs collaborateurs puisque la banque double le montant de chaque don effectué par ses salariés. Trois mois après la mise en place de cette initiative, les bénéfices sont déjà visibles. « Près de 115 collaborateurs participent déjà à cette action de solidarité. En avril, le don moyen était de 3,80 euros par personne« , souligne-t-elle.

SHL aide les bénévoles le temps d’une journée

Depuis 2013, l’éditeur de solutions d’évaluation organise, une fois par an, des journées solidaires qui consistent à participer à la vie d’une association. En mai dernier, grâce à l’appui de Ca me regarde, « nous nous sommes rendus chez Emmaüs pour aider les bénévoles à effectuer des activités de tri, de nettoyage et de réparation« , explique Sandra Martin, directrice marketing. Quoique non obligatoires, ces journées suscitent, à chaque fois, l’engagement de l’ensemble des collaborateurs. « Comme ces moments d’échanges permettent à nos salariés de se fédérer, nous allons désormais proposer cette expérience au cours d’une demi-journée tous les deux mois. Nous pensons que la récurrence de l’évènement nous permettra de profiter plus longtemps des bénéfices« , précise-t-elle.

Des congés solidaires chez Edenred

Le spécialiste des services prépayés aux entreprises a fait du congé solidaire le pilier de sa politique RSE. Depuis 2011, il propose à cinq de ses collaborateurs de profiter de leurs vacances d’été pour effectuer des missions en Asie, en Afrique, à Madagascar… « Nous avons choisi l’association Planète Urgence pour s’assurer que nos salariés partent dans de bonnes conditions de sécurité et mènent des missions vraiment intéressantes« , raconte Aurélie Saignamarcheix. Si cette initiative a mis du temps avant de trouver son public, elle impacte significativement Edenred aujourd’hui. « Les personnes qui partent en congé solidaire sont ensuite mieux armées pour travailler sur des projets transverses ou occuper des rôles d’ambassadeurs », constate-t-elle.

Le mécénat de compétences adopté par Philips

En 2013, Philips Healthcare a décidé de développer, en parallèle de sessions de team-building, un programme de mécénat de compétences, en partenariat avec la société Koéo. L’objectif ? « Proposer aux collaborateurs du groupe de mettre leurs compétences professionnelles à disposition d’associations pendant leur temps de travail, à raison de quatre jours par an« , explique Sébastien Giraud, manager RH. Jusqu’ici, cinq personnes se sont prêtées à l’exercice. Pour le compte de diverses associations, elles ont organisé un colloque, conçu une plaquette de communication, effectuer des levées de fonds, assurer du dépannage informatique… A la clé ? « Un lien social renforcé et l’augmentation de la confiance entre les salariés et leurs managers« , précise-t-il

 

https://www.exclusiverh.com/articles/logiciel-paie/ils-ont-teste-la-mise-en-place-d-actions-de-solidarite-en-entreprise.htm

Développer son site web en 1 journée avec WebAcappella

Formation WebAcappella

Objectif de la formation

Développer le site Internet de l’entreprise.

Modalités

Découvrir et utiliser les fonctionnalités de bases WebAcappella afin de créer et maintenir facilement son site internet.

Pré-requis

Maîtrise de Windows et les outils bureautiques standards tels que Word. Des notions de retouche photos sont bienvenues. WebAcapella est un outil simple et intuitif et ne demande pas de compétences de développeur.

Les atouts

  • Les conseils personnalisés d’un professionnel de la communication B to B (35 ans d’expérience)
  • Aucune connaissance technique requise
  • Un livrable opérationnel immediatement
  • Possibilité de convention de formation. Faites votre demande ici.

Durée

  • 1 jour, 8 heures

Tarif /2018

  • Votre investissement pour la formation : 400 € HT

LIEU

  • Intra entreprise – Pays de Loire

PROGRAMME

Présentation de l’interface

  • Prise en main de l’interface
  • Préférences générales
  • Composition d’un site WebAcappella

Gestion des pages

  • Caractéristiques des pages
  • Gestion des pages
  • Création d’une maquette pour appliquer un même look aux pages
  • Propriétés du site
  • Propriétés des pages (noms, descriptions, mots clés – référencement)

Les éléments

  • Textes
  • Images
  • Albums photos
  • Sons
  • Menus
  • Liens
  • Boutons
  • Zones de couleur
  • Formulaire de contact
  • Propriétés des éléments

Mise en ligne du site

  • Tester les pages
  • Paramétrer la connexion avec le serveur d’hébergement (FTP)
  • Publier (mettre le site en ligne)

PROFIL

Cette formation peut rentrer dans le cadre du DIF s’adresse aux personnes débutantes.

LOGICIELS UTILISES

  • WebAcappella

Tous les logiciels utilisés ci dessous sont des logiciels Open Source :

  • Filezilla, transfert FTP
  • Gimp 2.8, retouche image

INSTALLATION

Station de travail PC connectée au réseau Internet

Les aides à la rénovation énergétique en 2017

Les aides à la rénovation en 2017

Découvrez six aides accessibles en 2017 pour le financement de vos travaux de rénovation énergétique.

Le Crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE)

Le CITE vous permet de bénéficier d’un crédit d’impôt de 30% du montant des dépenses éligibles. En cas d’excédent et pour les personnes non imposables, le montant sera remboursé. Le plafond éligible des dépenses s’élève, par période de 5 années consécutives, à 8 000 € pour une personne seule et à 16.000 € pour un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune. Il existe une majoration de 400 € par personne à charge (enfant ou adulte).

Sont concernés : les propriétaires occupants, les locataires et occupants à titre gratuit.

Le logement doit être une résidence principale achevée depuis plus de 2 ans.

La Prime Energie

La Prime Energie ou prime CEE (Certificat d’Economie d’Energie) est une aide dont le montant est proportionnel aux économies d’énergie réalisées grâce aux travaux. Le montant varie également en fonction de la nature des travaux et de la location géographique du logement.

Sont concernés : les propriétaires comme les locataires, résidences principales et secondaires.

Les travaux doivent être réalisés dans un logement de plus de 2 ans et respecter les exigences de performance énergétique.

Le montant peut être bonifié dans le cadre de la Prime Energie Plus accessible aux ménages en situation de précarité énergétique.

L’éco-prêt à taux zéro

L’éco-PTZ est un prêt à taux d’intérêt nul et accessible sans condition de ressource. Le montant maximal par logement s’échelonne de 20 000 € à 30 000 € selon le type de rénovation envisagé.

Sont concernés : les propriétaires occupants ou bailleurs.

Le prêt recouvre plusieurs possibilités : « bouquet de travaux », travaux de « performance énergétique globale » et « assainissement non collectif ». Il peut financer les actions correspondant à la liste des travaux éligibles au CITE.

Demande de prêtCes travaux doivent être effectués dans un logement déclaré comme résidence principale, maison ou appartement, achevé avant le 1er janvier 1990.

Notez que l’éco-PTZ est désormais cumulable avec le CITE.

La TVA à taux réduit

Le taux applicable diffère en fonction de la nature des travaux. Le taux réduit à 5,5%s’applique sur les travaux d’amélioration de la qualité énergétique des locaux, achevés depuis plus de deux ans et sur les travaux induits. La liste détaillée des équipements et prestations éligibles est consultable ici.

Sont concernés : les propriétaires occupants, bailleurs ou syndicats de propriétaires, les locataires et occupants à titre gratuit, résidences principales ou secondaires.

Le programme « Habiter Mieux » de l’Anah

L’Anah propose une aide de 35% à 50% sur les dépenses liées aux travaux d’amélioration, avec un montant plafonné de 20 000 € (pour les travaux d’amélioration) à 50 000 € (pour les travaux lourds de réhabilitation). « Habiter Mieux » propose également une prime complémentaire pour les travaux permettant un gain de consommation énergétique d’au moins 25% et vous guide dans l’éventuelle obtention d’une aide locale.

Sont concernés : les propriétaires occupants en deçà d’un certain revenu, les propriétaires bailleurs et les syndicats de copropriété « fragiles » ou « en difficulté ».

Le logement doit avoir été achevé depuis plus de 15 ans.

Le chèque énergie

Le chèque énergie est une aide aux personnes en situation de précarité énergétique. Elle permet le paiement des factures de gaz et d’électricité, mais peut aussi financer une partie des travaux d’économie d’énergie. Il est valable un an et son montant maximal est fixé à 227 € par an.

Vous n’avez aucune démarche à entreprendre. L’administration fiscale se charge d’identifier et de fournir les foyers concernés.

INNOVATIONS ALIMENTAIRES

Saulnois : des ampoules LED distribuées

Les ampoules seront distribuées aux foyers en situation de précarité énergétique.  Photo archives RL.Les ampoules seront distribuées aux foyers en situation de précarité énergétique.

Territoire à énergie positive pour la croissance verte (TEPCV), la communauté de communes du Saulnois, grâce au soutien financier d’EDF et en partenariat avec le ministère de l’Écologie, du développement durable et de l’énergie, organise une distribution gratuite de 2 000 ampoules à LED destinées aux foyers en situation de précarité énergétique.

Cette opération a pour objectif de permettre aux foyers aux revenus modestes de s’équiper d’ampoules à LED, dont le prix d’achat est beaucoup plus onéreux que des ampoules classiques, mais aussi, de promouvoir le recyclage des déchets et le développement durable.

Les LED (ou diodes électroluminescentes) sont des lampes dites de nouvelle génération. La lampe à LED dure 40 fois plus longtemps, elle est 12 fois plus lumineuse et permet d’économiser 80 % d’énergie par rapport à une ampoule à incandescence.

Pour bénéficier de l’opération, les foyers, munis de leur avis de non-imposition, devront pendant les deux permanences rapporter leurs ampoules usagées pour les échanger contre un lot de deux ampoules à LED moins énergivores et plus respectueuses de l’environnement. Les anciennes ampoules ainsi récoltées pourront être recyclées par un éco-organisme partenaire de la communauté de communes du Saulnois.

Ces nouvelles ampoules seront distribuées lors des permanences des Restos du Cœur qui se dérouleront respectivement, à Dieuze le jeudi 16 février de 8 h à 12 h et de 13 h 30 à 17 h au Centre social (chemin du Calvaire), et à Château-Salins le mardi 21 février de 10 h 30 à 12 h et de 13 h à 16 h à la salle polyvalente (place de la Saline).

Sur place, des conseils sur le tri et la réduction des déchets, les économies d’énergies ou encore le gaspillage alimentaire seront également dispensés.

http://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-sarrebourg-chateau-salins/2017/02/15/des-ampoules-led-distribuees

La Déconnomie

La Déconnomie

Quand l’empire de la bêtise surpasse celui de l’argent

Jacques Généreux

Le nouveau management n’est pas seulement inefficace, il tue des gens. La théorie économique dominante n’est pas simplement discutable, elle est absurde. Et les politiques économiques ne sont pas juste impuissantes à nous sortir des crises… elles nous y enfoncent !
Tout cela est à proprement parler « déconnant », c’est-à-dire à la fois insensé, imbécile, catastrophique et incroyable.
Toutes ces folies sont clairement associées à l’extension du pouvoir de l’argent dans le capitalisme financiarisé. Mais le pouvoir des riches n’explique pas tout. Car les journalistes, experts, universitaires et élus qui soutiennent cette déconnomie ne sont pas tous « au service du capital ». Dès lors, rien n’est plus troublant que l’aisance avec laquelle une large fraction de nos « élites » adhère aveuglément au même fatras d’âneries économiques, et s’enferme dans le déni du désastre engendré par sa propre ignorance.
Diagnostiquer cet effondrement massif de l’entendement pour lui trouver quelque antidote : tel est le but essentiel de ce livre. Un manuel d’éducation citoyenne, lisible par tous, à la fois plein d’humour et de gravité.

Jacques Généreux est professeur à Sciences Po, où il enseigne l’économie depuis trente-cinq ans. Auteur de manuels best-sellers et de nombreux essais, il est membre de l’Association française d’économie politique et des Économistes atterrés.

Certificats d’économie d’énergie : un projet de décret définit les objectifs pour la période 2018-2020

Le ministère de l’Environnement et de l’Energie soumet à consultation publique, jusqu’au 6 mars 2017, le projet de décret qui définit les objectifs d’économies d’énergie appliqués aux vendeurs d’énergie dans le cadre de la quatrième période des certificats d’économie d’énergie (CEE). Cette quatrième période court du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2020.

En novembre dernier, la ministre Ségolène Royal avait annoncé la publication du décret pris en Conseil d’Etat avant la fin du premier trimestre 2017 « pour donner la visibilité nécessaire » aux « obligés ». Ces derniers sont les fournisseurs d’énergie (électricité, gaz, GPL, chaleur et froid, fioul domestique et carburants pour automobiles) qui ont obligation de réaliser des économies d’énergie, soit en incitant les consommateurs (ménages, collectivités territoriales ou professionnels) à réaliser des actions d’économies d’énergie (travaux d’isolation par exemple), soit en investissant dans certains programmes d’accompagnement à la maîtrise de la demande d’énergie ou en achetant des CEE à d’autres acteurs.

Le projet de décret confirme l’objectif d’économies d’énergie, proposé par la ministre, pour les années 2018 à 2020. Il est fixé à 1.200 terawattheures cumulés actualisés (TWh cumac) pour l’obligation « classique » et 400 TWh cumac au bénéfice des ménages en situation de précarité énergétique (obligation « précarité« ). Soit un total de 1.600 TWh cumac. Cela représente un quasi doublement des objectifs de la troisième période des CEE en cours pour 2015 à 2017: 700 TWh cumac (obligation « classique ») auxquels s’ajoutent 150 TWh cumac (obligation « précarité »).

L’obligation « classique » d’économies d’énergie est calculée par année civile de la période (2018, 2019 et 2020), en fonction des volumes d’énergie vendus pendant l’année par les différents fournisseurs. Les quantités excédant un seuil réglementaire de ventes annuelles, sont prises en compte pour le calcul de l’obligation.

Le volume de l’obligation « précarité » sera défini annuellement en multipliant par 0,333 le volume de l’obligation « classique ». La pénalité en cas de non-respect de l’obligation d’économies d’énergie s’élèvera à 0,015 euro par kWh cumac pour l’obligation « classique » et l’obligation « précarité ».

Rachida Boughriet – Journaliste : Rédactrice spécialisée